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Intervention du président Charles Michel à la conférence G20 Compact avec l’Afrique

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Intervention du président Charles Michel à la conférence G20 Compact avec l’Afrique

Merci Madame la Chancelière, je voudrais d’emblée me joindre aux propos qui ont été exprimés à votre adresse et saluer à la fois votre ténacité et votre sagesse, dont on a bien besoin dans le monde d’aujourd’hui. Et, pour me référer directement aux propos de Moussa Faki, saluer votre engagement en permanence non seulement à briser des murs, mais surtout à bâtir des ponts.

Et cette réunion montre effectivement une ambition de bâtir des ponts, de se rejoindre, dans le cas de ce Compact avec l’Afrique, comme ça a été bien souligné par plusieurs intervenants.

Dans les quelques minutes de temps de parole, je voudrais me concentrer sur deux ou trois points.

Premier point ; ce Compact montre l’ambition d’un nouveau logiciel, d’un nouveau paradigme pour la coopération entre les membres du G20 et les États africains. Nous savons quel est le constat : nous faisons face en même temps à un choc climatique, dont on voit les conséquences de manière tragique, chaque jour plus encore que le jour précédent, une transformation digitale qui transforme notre modèle de développement économique, et s’ajoute à cela la crise du COVID-19.

Avec donc une ambition de se rassembler, parce que nous ne sommes pas tous égaux face aux enjeux économiques et sociaux. Se rassembler. Premier enjeu, c’est l’Alliance pour le financement. Beaucoup l’ont dit : investir pour les infrastructures, c’est essentiel. Investir aussi pour le capital humain, c’est tout aussi essentiel. Je ne vais pas aborder tous les sujets, et me concentrer sur un point : les droits de tirage spéciaux. Ces derniers mois, grâce aux appels lancés par des leaders africains qui ont été, je le crois, entendus notamment en Europe et au Fonds Monétaire International, on a travaillé sur ce sujet. On doit continuer à travailler pour faire bouger les lignes, pour briser les murs, pour tisser les liens, et moi, j’accueille de façon très positive la proposition très utile formulée par notre ami Macky Sall : travaillons ensemble pour voir comment on peut créer la confiance afin que plus de partenaires encore soient mobilisés pour réallouer les droits de tirage spéciaux vers celles et ceux qui en ont le plus besoin.

Deuxième point ; à côté des investissements, des réformes sont nécessaires. Des réformes en Europe : on doit voir comment on peut faciliter, accélérer, réduire les technocraties, réduire les bureaucraties, réduire les freins qui ralentissent les progrès qui sont indispensables. Et des réformes en Afrique : pour garantir plus de sécurité juridique, plus d’attractivité pour les investissements, plus de stabilité. Travaillons ensemble sur le sujet.

Je conclus, investir et réformer, avec un proverbe africain que j’aime beaucoup : “ce que ma bouche dit, mon bras le fait”. C’est un proverbe africain ; je crois que ça pourrait être aussi une devise pour ce Compact avec l’Afrique.

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