Un événement s'est déroulé aujourd'hui au sein du Parlement européen, organisé par IMPAC Belgique, le Groupe ECR au Parlement européen, et le Parti populaire européenIntitulé « Sauvegarder l’Europe », l’événement a réuni à Bruxelles des décideurs politiques, des experts et des parties prenantes afin d’examiner les objectifs de la Les Frères musulmans et leurs affiliés dans les sociétés européennes, les institutions démocratiques et leurs implications en matière de sécurité.
Les débats au Parlement européen ont mis en lumière l'infiltration idéologique des Frères musulmans, leurs stratégies d'influence et leurs liens avec l'extrémisme. L'événement visait à encourager un dialogue éclairé et une action concertée pour atténuer ces risques, conformément au cadre antiterroriste plus large de l'Union européenne, qui met l'accent sur la prévention de la radicalisation et la protection des droits fondamentaux, comme indiqué dans le règlement général sur la protection des données (RGPD). Stratégie antiterroriste de l'UE et le régime de sanctions de l'UE contre les entités terroristes.
L'événement a débuté par les allocutions des députés européens hôtes, notamment Bert-Jan Ruissen, Tomas Zdechovsky et Charlie Weimers. Une commémoration a suivi. Des scènes émouvantes ont marqué la réunion : des représentants des communautés chrétienne, druze, iranienne, kurde et juive ont pris la parole et allumé des bougies en hommage aux victimes assassinées, détenues ou déplacées par ceux qui « propagent une idéologie totalitaire et antidémocratique ». Une nouvelle œuvre du forgeron et métallurgiste Yaron Bob, célèbre pour son installation « Rockets Into Roses », a été dévoilée par vidéo.
Dr Florence Bergaud-Blackler de le Centre Européen de Recherche et d'Information sur le Frèreisme (CERIF) et co-auteur du rapport Démasquer les Frères musulmans Elle a évoqué la méthode d’« entrisme » employée par les Frères musulmans en Europe pour infiltrer la société européenne via les établissements scolaires, les conseils municipaux et divers aspects de la vie quotidienne, comme les associations de parents d’élèves. Elle a expliqué qu’en Europe, « nous commettons sans cesse la même erreur, en supposant que ce qui n’est pas visiblement violent n’est pas dangereux ».
L'événement au Parlement européen fait suite à la publication, en 2025, d'un rapport du gouvernement français. Selon ce rapport, les Frères musulmans ciblent quatre domaines de la vie française : les infrastructures religieuses, l'éducation, les médias numériques et les structures communautaires locales. Le rapport cite plusieurs organisations en France liées aux Frères musulmans. Parmi elles figurent le lycée Averroès à Lille, le groupe scolaire Al-Kindi près de Lyon et deux Instituts européens des sciences humaines, spécialisés dans l'enseignement de l'arabe et du Coran. « La stratégie des Frères musulmans », indique le rapport, « consiste à instaurer une forme d'hégémonie idéologique en infiltrant la société civile sous couvert d'activités religieuses et éducatives. » Le rapport met également en lumière un « écosystème » plus vaste dans plusieurs villes françaises, où des structures liées aux Frères musulmans œuvrent dans l'éducation, le caritatif et la religion, et coopèrent entre elles. Des inquiétudes similaires ont été soulevées dans d'autres pays européens. Belgique et Suisse.
Cependant, les discussions au Parlement européen aujourd'hui ne se sont pas limitées à l'Europe. En marge de l'événement, des inquiétudes ont également été exprimées quant à l'influence des Frères musulmans en Afrique, et plus particulièrement au Soudan. Les réseaux liés aux Frères musulmans au Soudan sont profondément enracinés dans les institutions étatiques et étroitement alignés sur les Forces armées soudanaises (FAS) dans le conflit actuel. La branche soudanaise opère principalement par le biais du Mouvement islamique et des vestiges du Parti du Congrès national d'Omar el-Béchir, issu de l'activisme islamiste inspiré par les Frères musulmans. Depuis la chute de Béchir en 2019, ces réseaux islamistes se seraient réorganisés clandestinement, infiltrant la fonction publique et les institutions de sécurité soudanaises plutôt que d'agir comme un parti politique ouvert et conventionnel. Le Mouvement islamique/Frères musulmans est considéré par de nombreux observateurs comme le pilier idéologique et organisationnel du camp du général Abdel Fattah al-Burhan au sein des FAS, mobilisant d'anciens officiers du renseignement et des cadres islamistes au sein de milices combattant aux côtés de l'armée.
Les débats au Parlement européen ont porté sur les différentes approches employées par les Frères musulmans sur différents continents. Un militant d'une ONG basée à Bruxelles a conclu : « Au Soudan, les Frères musulmans ont historiquement agi comme un courant dirigeant islamiste assumé, profondément ancré dans l'État et l'appareil sécuritaire, tandis qu'en Europe, ils s'appuient principalement sur une influence « douce » et un enracinement à long terme par le biais d'organisations écrans, de circuits de financement et de revendications de représentation. »
